Qui sera le champion de l'opposition?

Publié le par le tout politique

Fillon et Copé se livrent à une bagarre acharnée qui décidera du sort de l’UMP. Tout deux pensent que la victoire leur livrera comme du pain béni la domination sur la droite, sur l’opposition et pourquoi pas sur la présidentielle de 2017. Mais dans l’ombre, Marine Le Pen œuvre en secret. Dans un seul but, désamorcer l’UMP et prendre la tête de la droite…

Le voile et la kippa : le coup de communication réussi

Et un coup réussi de plus. Quelques jours avant l’université de rentrée, Marine Le Pen a sorti le grand jeu. En se prononçant pour l’interdiction du voile et de la kippa dans la rue, la présidente du FN ne cherchait qu’une seule chose : attirer tous les regards sur elle. A la veille de l’université de rentrée de son parti, c’était le seul moyen d’attirer les projecteurs médiatiques sur cet évènement. Pari gagné. Les journalistes se sont rués à la Baule pour assister à la rentrée politique du parti d’extrême-droite.

Bref, une histoire de provocation, rien de plus. C’est la meilleure stratégie du FN qui sait manipuler les médias comme peu. Et ainsi faire parler de lui. Rien ne vaut le défi du politiquement correct pour susciter l’intérêt quitte à ce que cela rappelle les sombres heures du Front National.

La limite ? Que la stratégie de dédiabolisation du Front National, mise en œuvre par Marine Le Pen depuis son accès à la présidence, touche à sa fin. Les accents du père reviennent et le changement du FN, indéniable sur la forme, est-il réel sur le fond ? Rien n’est moins sûr…

 

Copé et le racisme anti-blanc

 

Pendant ce temps-là, Copé sort du bois en brandissant son livre, Manifeste pour une droite décomplexée, où il dénonce un « racisme anti-blanc ». La bataille à la droite de la droite est lancée. Le FN s’empresse de l’accuser de récupération, la gauche se lance sur le sujet en traitant Copé de « perroquet » de Marine Le Pen. Fillon enfermé dans sa logique de rassemblement est obligé de soutenir Copé tout en précisant bien que « ce n’est pas en copiant les extrémistes que nous convaincrons. » Cacophonie à l’UMP.

Cela fait le pain béni de Marine Le Pen, qui pendant ce temps se positionne comme la « première opposante » du gouvernement. Et qu’attend-elle ? Une seule chose, la dislocation de l’UMP avec le ralliement de la droite du parti. 30% des militants UMP pensent la même chose qu'eux se plaisent à répéter les adhérents du Front National. Selon eux, plus qu'un pas et le parti principal de la droite fera place au FN.

Marine Le Pen attend donc son heure. Et ce qui est sûr, c'est qu'elle sera là pour la saisir quand l'occasion se présentera.

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